Notre Société

Brève histoire de notre Société

Notre Société savante a été fondée il y a plus de 40 ans par feu docteur Paul-Henri Crevier, neurochirurgien, qui, déjà à cette époque, rédigeait des expertises depuis 20 ans. Feu docteur Crevier a convoqué des spécialistes intéressés par le domaine de l'expertise médico-légale. La première assemblée a eu lieu à l'Hôtel-Dieu de Montréal le 8 septembre 1973. C'est à cette assemblée que les premiers officiels ont été élus.

 

Plusieurs démarches législatives ultérieures ont permis aux membres fondateurs d'obtenir une reconnaissance officielle et, avec les années, obligé des changements de noms de la Société (Syndicat professionnel des experts médico-légaux du Québec, Société québécoise des experts en médecine, Société des médecins experts du Québec, Société des experts en évaluation médico-légale du Québec, SEEMLQ).

 

Aujourd'hui, la SEEMLQ est une entité constituée en corporation sans but lucratif en vertu des lois du Québec. Elle réunit sur une base volontaire des professionnels en sciences médicales et de la santé qui oeuvrent dans le domaine de l'expertise. De fait, sous la présidence du docteur Georges L'Espérance, neurochirurgien, le bassin des spécialistes s'est élargi pour inclure notamment des psychologues, des neuropsychologues et des physiothérapeutes.

 

La SEEMLQ compte environ 130 membres et elle est maintenant sous la présidence du docteur Éric Renaud, chirurgien orthopédiste.

 

Un livre portant sur l'histoire de la Société et de son évolution sera disponible sous peu.

Notre mission

 

Le principal objectif de notre Société est de favoriser l'excellence en matière d'évaluation médico-légale.

 

Pour atteindre cet objectif, la Société encourage ses membres à :

  • respecter une stricte adhésion aux données objectives de l'examen et aux données les plus actuelles de la littérature scientifique dans leur champ de pratique;

 

  • promouvoir le respect des plus hauts standards d'indépendance, de justice, d'équité et d'éthique en matière d'expertise médico-légale;

 

  • encourager la formation continue de ses membres;

  • être inscrit ou avoir complété un cursus universitaire dans le domaine de l'assurance et de l'expertise.

 

Les obligations de l'expert

L'expert qui accepte un mandat doit s'assurer de ne pas être en conflit d'intérêts et de procéder avec la plus grande objectivité, peu importe le mandant. Il doit tenir compte de tous les éléments au dossier et de ceux obtenus au moment de son évaluation.

 

Son rapport d'expertise doit être rédigé le plus rapidement possible après l'examen et dans les délais prescrits par certaines lois spécifiques.

 

En acceptant un mandat, l'expert s'engage à témoigner devant les tribunaux judiciaires ou administratifs pour motiver son opinion, et ce, selon des modalités préétablies.

 

Même lorsque l'expert ne partage pas la conduite thérapeutique menée par le ou les intervenants, il doit s'abstenir d'intervenir dans le traitement. Il peut toutefois exprimer son opinion si on la lui demande. S'il constate des faits nouveaux ou une erreur pouvant mettre en danger la vie ou la santé de l'expertisé, il doit en aviser immédiatement le mandant qui verra à communiquer avec le(les) intervenant(s) pour faire part de ces faits nouveaux. Dans de telles circonstances, l'expert reste soumis au code de déontologie qui régit la pratique de sa profession.

 

L'expert doit s'abstenir de poser tout geste et d'émettre tout commentaire susceptible de discréditer les professionnels traitants aux yeux de l'expertisé.

 

L'expert accepte que son opinion soit contestée, même devant les tribunaux. Pour défendre son opinion, l'expert doit fonder son témoignage uniquement sur les données factuelles et scientifiques. Dans les expertises en responsabilité civile, l'expert doit considérer les complications ultérieures possibles et le pronostic global de la condition de l'expertisé.

 

Certaines expertises, particulièrement en responsabilité professionnelle, peuvent faire l'objet d'une étude sur dossier. Le cas échéant, l'examen physique pourrait ne pas s'appliquer. Au besoin, l'expert devra se baser sur la dernière évaluation professionnelle au dossier fourni pour évaluer le tableau clinique de l'expertisé. Au moindre doute, l'expert pourra discuter avec le mandant et/ou son procureur de la possibilité de procéder à un examen en bonne et due forme.

 

Sauf dans des circonstances exceptionnelles, l'expert ne peut exiger un examen paraclinique invasif.